Ecrire une histoire, son histoire. Ecrire un livre. Puis lire ce livre ou entendre ce livre être lu.

Evidemment chez Porte-plume nous aimons les mots, les histoires et le partage… Nous ne pouvions qu’être séduits par le festival « La bibliothèque parlante ».

 

Le festival de la lecture

Ce week-end, la BNF faisait son festival. J’ai donc eu la chance de pouvoir assister à cet événement qui, pendant deux jours, a déguisé la BNF en « bibliothèque parlante ». Ce qui se cache derrière ce nom si poétique c’est un festival de lecture, aussi original qu’impressionnant.

Pendant deux jours en effet, les murs de la bibliothèque nationale s’ouvrent et le silence d’or qui y règne de coutume laisse la place à la parole libre et joyeuse de différents auteurs, animateurs, chanteurs, performeurs qui se relaient pour rendre leur voix aux livres.

 

Festival hétéroclite d’où jaillissent des voix diverses, il est difficile de savoir où donner de la tête ! Dans une salle, c’est Isabelle Adjani qui lit des lettres d’Emily Dickinson accompagnée d’une musique au piano, dans l’autre c’est un conteur qui raconte, avec force imitation, l’histoire de la chèvre de Monsieur Seguin ; mais ce sont aussi des balades entre les rayonnages, des écoutes en plein air d’œuvres mémorables, ou encore un marathon de lecture : chaque lecteur doit passer le relais sans que jamais l’histoire ne s’arrête d’être lue… Tant d’activités et de gestes divers qui recentrent le livre au sein du festival et qui font de la bibliothèque un véritable lieu parlant.

 

La balade de l’homme-livre

J’ai eu quant à moi la chance de participer à l’une des balades poétiques au sein de la bibliothèque, présentée sous le nom mystérieux et intriguant de « l’homme-livre », organisé par Denis Lavant et Matthieu Marie. Balade intrigante mais non moins vivante qui commence dans la salle des globes et se termine dans le hall central de la BNF, menée avec humour et bon esprit.  Alors que notre guide nous fait visiter la bibliothèque, ponctuant son discours d’anecdotes historiques et littéraires, un homme étrange se glisse dans la foule et commence par murmurer un poème. Puis il commence à s’agiter, à faire de grands gestes, attrapant les participants par la main, les faisant tournoyer tout en récitant, de plus en plus fort, des vers de Racine, Baudelaire, Eluard… L’homme-livre, c’est lui.

Il incarne la mémoire vive, celui qui connaît par cœur, des centaines, des milliers de livres, en vers, en prose, en chantant, en hurlant parfois. Dans sa folie chantante il incarne tour à tour des personnages, des animaux, des sons, des objets, des mots…. Et derrière ces paroles clamées, on pense à celui qui a écrit.

 

Une mémoire pleine de poésie

C’est avec une attention presque surréaliste que j’ai suivi cet homme virevolter pendant près d’une heure au sein de la BNF, oubliant jusqu’à l’existence même de cette bibliothèque devenue parole et mémoire, et non plus lieu de savoir silencieux. Ce n’est qu’après la fin de cet étrange numéro et une fois rentrée chez moi que j’ai véritablement compris l’impact que « l’homme-livre » avait eu sur moi. Ce n’était pas tant qu’il connaisse tous ces poèmes par cœur qui m’avait impressionné, mais plutôt la force avec laquelle il les déclamait, et surtout ce bonheur de reconnaître, au début d’un vers, au détour d’un mot, le poème duquel il était tiré. C’était cette petite joie simple qui m’avait tant marquée et tant émue, de pouvoir trouver, pendant quelques instants, une mémoire commune.

 

 

Ecrire son propre livre

Le festival de la « bibliothèque parlante » de la BNF est terminé maintenant, mais le festival de la lecture, lui, continue chaque jour, au rythme de chacun. Avec le travail que j’effectue chez les éditions Porte-plume, ce rapport à la mémoire ne pouvait que me marquer. Il est tellement important d’entretenir cette mémoire, et quelle joie cela représente lorsque l’on voit que celle-ci est non seulement entretenue, mais partagée, revigorée, sublimée !

L’homme-livre, cela peut être chacun de nous : la femme-livre, l’enfant-livre, tant qu’une histoire se raconte, notre histoire, alors nous devenons notre propre livre, nous écrivons notre propre livre.

 

Ecrire son livre participe à cet effort de mémoire. Rédiger sa biographie permet de transmettre notre mémoire, de la partager, de la faire vivre. Ecrire son livre c’est enfin entrer dans la grande famille de la littérature, trouver sa place et la comprendre. Retrouver sa vie en mots, et la partager avec ses proches, voilà une autre forme de bibliothèque parlante. Si vous souhaitez devenir à votre tour homme-livre, bibliothèque parlante, ou tout simplement écrire votre livre, n’hésitez pas à nous contacter et nous vous aiderons à écrire votre livre de façon vraiment personnelle : nous faisons du sur-mesure.

 

Contactez-nous sur contact@porteplume.fr ou au 01 83 64 23 34

 

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